Accueil Boîte à outils Étymologie de quelques noms de lieux


voir également « Les noms de lieux en France - Glossaire de termes dialectaux » par André Pégorier - Institut Géographique National
 

  • Adour
    Aturonna, vient de atur (rivière) + onna (source).
    du ligure passé par l'ibéro-basque aturra, la source.
     

  • Anglet
    du latin angulata, dérivé de angulus, angle ; terre, région en forme de coin. Avec suffixe diminutif -ittum (Angles 1188, Anglet 1761).
     

  • Bayonne
    de Lapurdo, VIe siècle. Nom peut-être aquitain de sens inconnu.
    a changé de nom au Moyen Age : Sancta Maria Baionensis (1105). Peut-être dérivé du bas latin (probablement aquitain) baia, golfe.
    du basque ibai rivière et ona bonne.
    de ona, colline, d'où bai-ona, « colline des cours d'eau ». Le site de Bayonne sur une butte surplombant la Nive et l'Adour confirme pleinement le sens de « colline des fleuves ».
     

  • Biarritz
    Bearriz (XIIe siècle), Bearidz (1186), Biarrits (1836).
    Nom basque probablement « (lieu) des deux roches » de bi, deux, et harri, arri, rocher.

     

  • Boucau
    Puncta, XIIIe siècle, « pointe ».
    Tirerait son nom actuel, bucc-ale, dérivé de bucca, bouche, de l'embouchure de l'Adour ouverte en 1578.
    Nom masculin. XVIe siècle. Mot provençal, dérivé de bouco,« bouche », du latin bucca. Régional. Entrée d'un port.
    1836 : Boucaud (Nord), Landes, commune de Tarnos (671 habitants) et Boucaud (Sud), Basses-Pyrénées, commune d'Anglet (40 habitants)*.
    * « Dictionnaire général des villes, bourgs, villages et hameaux de la France et des principales villes des pays étrangers et des colonies » de Duclos, 1836.
     

  • Escanecrabe
    du latin scande capra, « monte chèvre ».
    Pour arriver au chef-lieu de la commune, il faut, en effet, gravir des coteaux tellement raides, que des chèvres, seules, pourraient aisément y grimper.
    Tour à tour appelée Scanacraba ou Scanacrapa, Scanecrabe, Escanacrabe et enfin Escanecrabe.

    de crabe, chèvre et escaner/s'escaner, terme gascon signifiant étouffer/s'étouffer/s'étrangler.
    Fruits sauvages, herbes rugueuses qui provoquent l'étouffement des chèvres.
     

  • Tarnos
    de Tarinus, nom d'homme gaulois, + suffixe basco-aquitain os. Domaine de Tarinus.


sources :
«
Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France » de A. Dauzat et Ch. Rostaing
«
Histoire de Escanecrabe » de Frédéric Ambrody,
1895
« Noms de lieux du Pays basque et de Gascogne » de Michel Morvan
« Les noms de lieux en France - Glossaire de termes dialectaux » par André Pégorier - Institut Géographique National