Accueil Boîte à outils Numérotations ascendante et descendante - Implexe


1 - Numérotation ascendante EYTZINGER dite SOSA-STRADONITZ

Historique
C'est l'historien allemand Michel EYTZINGER qui en 1590 a adapté sa numérotation au principe du tableau d'ascendance : 1 enfant = 2 parents (1 père et 1 mère).
Repris en 1676 par
Jérôme de SOSA, généalogiste espagnol qui l'utilisa dans sa « Noticia de la gran casa de los marqueses de Villafranca », puis par GATTON en 1883, ce style de numérotation fut popularisé en 1898 par Stéphane KEKULE von STRADONITZ qui le retint pour son « Ahnentafel-atlas ».

Principe
La personne dont on veut établir la généalogie, appelée le
de cujus, reçoit le numéro 1, son père reçoit le numéro 2 (double de 1) et sa mère le numéro 3 (double de 1 plus 1) et ainsi de suite. Un père a toujours un numéro double de celui de son fils ou de sa fille, une mère le double plus 1.
Tous les hommes ont donc un numéro pair, les femmes un numéro impair, exception faite du numéro 1 qui peut-être un homme ou une femme.
Chaque femme a un numéro égal à celui de son mari plus 1.
Chaque numéro impair (femme) équivaut au dernier représentant d'une lignée.

Par exemple, dans le tableau ci-dessous, le numéro 4 (n) a pour :
- père le
numéro 8 (2n)
- mère le
numéro 9 (2n + 1)
- fils le
numéro 2 (n/2)
- épouse le
numéro 5 (n + 1)

8
arrière-
grand-père
pater-
paternel
9
arrière-
grand-mère
pater-
paternelle
10
arrière-
grand-père
pater-
maternel
11
arrière-
grand-mère
pater-
maternelle
12
arrière-
grand-père
mater-
paternel
13
arrière-
grand-mère
mater-
paternelle
14
arrière-
grand-père
mater-
maternel
15
arrière-
grand-mère
mater-
maternelle
4
grand-père
paternel
5
grand-mère
paternelle
6
grand-père
maternel
7
grand-mère
maternelle
2
père
3
mère
1
de cujus

 

2 - Numérotation descendante d'ABOVILLE

Historique
Cette méthode a été mise au point vers 1940 par le comte Jacques d'ABOVILLE.

Principe
Un seul principe régit cette méthode : les descendants d'un personnage reçoivent leur numéro en fonction du numéro d'ordre de leur naissance. Il en sera de même pour chaque génération.

Cette numérotation :
- permet de situer exactement un descendant par rapport à l'ancêtre commun,
- attribue à un descendant le numéro de son père ou de sa mère, plus son numéro d'ordre de naissance,
- précise les enfants nés d'un premier lit et ceux nés d'un remariage en leur ajoutant une lettre de l'alphabet par lit : a pour le premier, b pour le deuxième, c pour le troisième, etc.,
- comptabilise les générations : 3 numéros = 3 générations, 5 numéros = 5 générations. Dans le cas où une famille aurait plus de 9 enfants, il est important de bien séparer chaque génération par un petit tiret horizontal -
- reconnaît le chef de famille agnatique qui est le descendant vivant portant le patronyme capitalisant au total des chiffres qu'il a reçu, le nombre le plus faible.

1ère génération   1        
         
2e génération 1-1   1-2    
       
3e génération sp 1-2-1   1-2-2  
   

1er mariage

second mariage

4e génération   1-2-1-1 1-2-2-1a 1-2-2-2b
     

5e génération     1-2-2-1a-1 1-2-2-1a-2 1-2-2-2b-1 1-2-2-2b-2

Dans le tableau ci-dessus, l'ancêtre commun 1 (1ère génération) a eu deux enfants : 1-1 et 1-2 (2e génération).
A la 3e génération, le premier enfant, 1-1, n'a pas eu de descendance (sp = sans postérité). Le second, 1-2, a eu 2 enfants : 1-2-1 et 1-2-2.
A la 4e génération,
1-2-1 a eu un enfant : 1-2-1-1.
1-2-2 a eu 2 enfants : 1-2-2-1a d'un premier mariage et 1-2-2-2b d'un second mariage. 1-2-2-1a et 1-2-2-2b sont demi-frères ou demi-soeurs.
A la 5e génération, 1-2-2-1a a eu deux enfants : 1-2-2-1a-1 et 1-2-2-1a-2.
1-2-2-2b a également eu deux enfants : 1-2-2-2b-1 et 1-2-2-2b-2.

source : Généalogie. Pratique - Méthode - Recherche. Léo Jouniaux.

 

3 - Implexe

L'implexe est le rapport entre le nombre théorique d'ascendants et leur nombre réel.
Chaque individu ayant 2 parents ayant eux-mêmes chacun 2 parents et ainsi de suite, on ne peut en principe avoir deux fois le même ancêtre.

Génération Lien de parenté Numéro Sosa
de la personne placée
en tête de la génération
Nombre
de personnes
de la génération
Nombre théorique
total
de personnes
20 17 x AGP 524 288 524 288 1 048 575
19 16 x AGP 262 144 262 144 524 287
18 15 x AGP 131 072 131 072 262 143
17 14 x AGP 65 536 65 536 131 071
16 13 x AGP 32 768 32 768 65 535
15 12 x AGP 16 384 16 384 32 767
14 11 x AGP 8 192 8 192 16 383
13 10 x AGP 4 096 4 096 8 191
12 9 x AGP 2 048 2 048 4 095
11 8 x AGP 1 024 1 024 2 047
10 7 x AGP 512 512 1 023
9 6 x AGP 256 256 511
8 5 x AGP 128 128 255
7 4 x AGP 64 64 127
6 3 x AGP 32 32 63
5 2 x AGP 16 16 31
4 AGP 8 8 15
3 GP 4 4 7
2 Parents 2 2 3
1 De cujus 1 1 1

GP : grands-parents (aïeuls) - AGP : arrière-grands-parents (bisaïeuls)
2 x AGP : arrière-arrière-grands-parents (trisaïeuls) - 3 x AGP : arrière-arrière-arrière-grands-parents (quadrisaïeuls)


Dans le cas d'une union entre cousins, quel que soit leur degré, on dit qu'il y a implexe.

Louis
20
et 26
x Jeanne
21
et 27
 
Pierre
10
 

Marie
13

 
Catherine
5
 

Jacques
6

 
Denis
2
x
implexe

Fabienne
3

 

 

 

 

Nicolas
1

 

Dans le tableau ci-dessus, il y a implexe entre Denis et Fabienne, cousins issus de germains, parents de Nicolas.
Nicolas descend 2 fois de Louis et Jeanne, ses arrière-arrière-grands-parents, par la branche de Pierre et par celle de Marie.

En théorie, Nicolas devrait avoir 30 ascendants :
- 2 parents
- 4 grands-parents
- 8 arrière-grands-parents
- 16 arrière-arrière-grands-parents

Du fait de l'implexe, Nicolas n'a que 14 arrière-arrière-grands-parents au lieu de 16.
Dans le cas d'une numérotation Sosa où Nicolas porterait le numéro 1, Louis porte les numéros 20 et 26, Jeanne les numéros 21 et 27.

Le taux d'implexe pour une génération donnée est égal à :
(nombre théorique de personnes d'une génération - nombre réel) / nombre théorique
soit, dans l'exemple ci-dessus, pour la génération de Louis et Jeanne : (16 - 14) / 16 = 0,125 = 12,5 %

Le taux d'implexe portant sur le nombre total d'ascendants, de cujus exclus, est égal à :
(nombre théorique total d'ascendants - nombre réel) / nombre théorique
soit, dans l'exemple ci-dessus, jusqu'à la génération de Louis et Jeanne : (30 - 28) / 30 = 0,0666 = 6,66 %